André LHOTE (1885-1962)

Né à Bordeaux, André Lhote passe une dizaine d’années en apprentissage chez un ébéniste et suit des cours de sculpture décorative aux Beaux-Arts de Bordeaux. Lecteur des Salons de Diderot, du Journal de Delacroix et des Curiosités esthétiques de Baudelaire, il se tourne peu à peu vers la peinture et quitte le foyer familial en 1905. Deux ans plus tard, il s’installe à Paris et expose ses premières œuvres à la galerie Druet en 1910.

 

D’abord influencé par Cézanne et Gauguin, il passe au fauvisme avant de se rattacher aux cubistes lorsqu’il rejoint la Section d’Or. Il expose dans ce salon en 1912, aux côtés de Gleizes, Villon, Duchamp, Metzinger, Picabia et La Fresnaye. Mais, cherchant toujours à conserver un lien avec la peinture classique et voulant inscrire la modernité, non pas dans la rupture mais dans une forme de continuité, il rejette l’abstraction excessive de ce mouvement.

 

Également théoricien de l’art, il co-fonde à son retour du front la Nouvelle Revue française à laquelle il contribuera jusqu’en 1940, et enseigne dès 1918 à l’Académie Notre-Dame-des-Champs ainsi qu’à l’Académie de la Grande Chaumière. En 1922, il fonde sa propre école, rue d’Odessa. Lhote organise également des stages d’été pour ses élèves, dans la maison qu’il possède à Mirmande, dans la Drôme, une propriété où de nombreux artistes trouveront refuge pendant l’occupation, comme Alexandre Garbell, Pierre Palué, Marcelle Rivier et Guy Marandet.

 

Il reçoit en 1955 le Grand Prix national de peinture, et il est nommé président de l’Association internationale des peintres, graveurs et sculpteurs par l’UNESCO. Son œuvre est notamment exposée au Musée d’Art moderne de Paris, au Havre, à Bordeaux, à Pau, à Valence et à Grenoble, ainsi qu’à la Tate Britain de Londres, au Museum of Modern Art de San Francisco, au musée d’art moderne de Liège, à la Art Gallery de Vancouver ou au musée des Beaux-Arts de Budapest.