LE SEIN DANS LES NUAGES

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Oeuvre vendue

Charles MATTON ou Gabriel PASCALINI (1931 - 2008)
\\ LE SEIN DANS LES NUAGES
Plâtre peint.
Monogramme et daté : "GP / 1982"
Dimensions : 30 x 28 cm.

Charles Matton naît le 13 septembre 1931 à Paris. Fils de Magdeleine et Pierre Matton, il est également le frère de Christiane, de 9 ans son aînée.
Après la guerre, la famille va s’installer à Monte-Carlo où son père a pris la gérance de l’hôtel Excelsior. Contraint par les lois monégasques, il met la gérance au nom de sa femme afin de pouvoir jouer au casino. Grand joueur de roulette, Pierre Matton a cherché toute sa vie a vaincre le zéro. Quant à Magdeleine Matton, elle disait savoir prévoir l'avenir.
"Prétendre prévoir l'avenir et vouloir vaincre le hasard, c'est un peu la même chose. C'est ne pas admettre le destin. C'est s'insurger contre lui." Texte de Charles Matton, extrait de La Lumière des étoiles mortes.
En 1950, il rencontre à Monte-Carlo une jeune championne de ski nautique, Margareta Skoglund dite « Lillan », qui devient son épouse. Il a 19 ans ; elle, 20. De leur union naît rapidement un premier enfant, Yann Matton en 1952, qui deviendra l’un des photographes vedettes de plusieurs magazines français dans les années 1980 et 90. Deux autres enfants suivent : Nicolas Matton en 1956, qui sera le compositeur de deux films de son père, La Lumière des étoiles mortes et Rembrandt (1999) ; et Paul Matton en 1960.


Moi je dis qu'il faut peindre des Pin Up
Cette année-là, Charles Matton expose pour la première fois avec son ami, le sculpteur Michel Charpentier, au Cercle Volney à Paris. C’est déjà une rétrospective de dix années d’une production intense réalisée à Auvers-sur-Oise et à Paris. Dans cette partie de son travail, il cherche à peindre son réel, le vécu qui l'entoure et duquel la majeure partie des artistes se détournent. Il reprend à son compte l'insulte d'André Breton à Alberto Giacometti qui avait osé sculpter un visage : Une tête ! Comme si l'on ne savait pas ce qu'était une tête. Matton peint précisément des têtes, des bouquets de fleurs, des villes, des nus... des sujets classiques qu'il réinvente avec une matière picturale contemporaine, héritée en grande partie de Picasso et Francis Bacon. Il refuse tout exotisme pour se concentrer au contraire sur l'endotique.
Le succès qu’il obtient lors de l'exposition du Cercle Volney le confirme comme l’un des grands peintres figuratifs : César, Françoise Sagan, Roger Thérond, Gérard Blain (son meilleur ami depuis leurs 15 ans) sont là. Le galeriste Claude Renard le soutient.
Cependant, dans une époque où seuls comptent l’art abstrait et l’art conceptuel, Charles Matton comprend qu’il n’obtiendra pas l’audience qu’il mérite. Il choisit donc d’arrêter d’exposer et travaille (en parallèle à la peinture et la sculpture, qu’il continue à pratiquer dans le secret de son atelier) comme illustrateur, sous le pseudonyme de Gabriel Pasqualini (son deuxième prénom et le nom de jeune fille de sa mère).



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